LA CLASSIQUE DES CLASSIQUES SUITE VII

6 oct

SUR CETTE PLACE JAMAIS DE SUR-PLACE…

par Gilles Renard, votre guide, pour Varsovie et sa région. Tel : 500081928

 

Réponse à la devinette de la suite VI : Parce que ce fut le seul côté qui avait auparavant été renforcé avec du béton armé !

Et maintenant si l’on se tourne vers l’est de la place nous avons à faire avec le côté qui s’appelait jusqu’en 1916 wschodnia et maintenant Barss. Franciszek Barss (1760-1812) était un avocat varsovien, très proche collaborateur de Jan Dekert. Il aura beaucoup lutté pour faire reconnaître le droit des bourgeois (étymologiquement : habitant de la Vieille Ville, dans ce cas précis qui nous concerne). Grand admirateur de la révolution française il est mort pendant la campagne napoléonienne en Russsie.

Franciszek Barss

Franciszek Barss

Avant que de vous tournez vers ce côté où beaucoup de choses vous attendent, jetez donc un coup d’œil à une « rue » qui porte ce nom en polonais : Ulica kamienne schodki/Rue des escaliers en pierre. Elle mène tout droit à la Vistule. A l’époque napoléonienne ces escaliers étaient en bois. Ils existaient déjà au XVème siècle et conduisaient soit à la place soit aux remparts au pied de la Vistule. Ce passage qui n’était pas encore une rue jouait un rôle essentiel pour la Vieille Ville c’est par lui que l’on amenait l’eau, puisée  dans la Vistule. Au XVIIIème on décida de faire des marches en pierre et de l’appeler comme elle s’appelle aujourd’hui. Au XIXème, tout comme la Vieille Ville, elle se trouvait dans un état de misère et de saleté lamentable. Voilà pourquoi lorsque le Prince Joseph Poniatowski (plus tard Maréchal de France) fit visiter à Napoléon cet endroit d’où il trouvait  la vue splendide, l’Empereur sans mettre de gant lui répondit que « ça sentait trop la mer… » (Avait-il humé les parfums sui generis de la Place de la merde dont je vous parlerai une autre fois, nul ne le sait ?)

Les escaliers en pierre

Les escaliers en pierre

Au numéro 26 l’on peut méditer un peu sur ce que signifie la célèbrité. Au XVIIIème un dénommé Jean Preys, dont on ne sait aujourd’hui absolument rien, et qui apparaît sur le cadastre comme «  le célèbre Jean Preys » a réuni en un seul immeuble deux immeubles. Et voilà ce qui sera resté de sa postérité…

numero 26 du celebre Jean Preys

numero 26 du celebre Jean Preys

Le numéro 24 quant à lui est très lié à la France. Là se trouvait au XVIIème siècle (le bâtiment remonte au XVème) l’imprimerie et maison d’édition la plus célèbre de tout Varsovie. Ce fut dans ses murs que l’on édita Molière, Voltaire, Beaumarchais… Au XXème son nouveau propriétaire étant de la droite ultra conservatrice – ainsi va le cours du temps – il se mit à éditer le journal représentant cette tendance idéologique : „Le journal de Varsovie”.

numero 24

numero 24

Quant aux autres immeubles  qui contiennent beaucoup de secrets et trésors je pourrai vous en parler samedi 8 octobre à 10 heures, lors de ma visite habituelle de la Vieille Ville !

 

 

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