BUISSON SENT LE FAGOT

10 oct

 

Que l’ancien Président de la République Française puisse à la télévision publique avouer avoir été trahi par son plus proche conseiller montre dans quel état se trouve l’Etat francais.

Le premier homme de la République – de par sa fonction – ne doit-il pas être protégé de toute infiltration – secrète ou ouverte. Il en va bien entendu de sa sécurité personnelle, mais avant tout de la sécurité de l’Etat et de l’image que celui-ci répercute au peuple qu’il se doit servir.

Que la première dame de France, Madame Carla Bruni Sarkozy soit elle-même la victime d’enregistrements est aussi tout simplement scandaleux, car elle était alors – symboliquement – la Marianne française, c’est à dire la France. Que l’on puisse sans gêne la critiquer de sa soi-disant pingrerie au sujet de contrat qu’elle ne pouvait signer de par sa fonction est aussi une chose aberrante. Qui ne regretterait de lui voir passer sous le nez des contrats mirifiques et de ne pouvoir les signer ? Au moins aura-t-elle toujours eu la délicatesse de s’abstenir de tout travail lorsqu’elle était la première dame. Mais beaucoup n’ont pas l’air de s’en souvenir. Cette délicatesse et cette conscience d’être à la « première place de la République » l’aura eu aussi Monsieur Sarkozy[ http://varsovieguide.unblog.fr/2016/10/04/a-la-sante-de-monsieur-sarkozy/] – en ne signant par exemple aucun contrat comme avocat, par exemple – l’on ne peut pas en dire autant de ceux qui prétendait le servir, donc servir l’Etat français. Car qu’on le veuille ou non Monsieur Sarkozy et son épouse, la Présidente d’alors servaient l’Etat lorsqu’ils furent honteusement enregistrés.En effet que ce soit ce Monsieur Buisson qui depuis longtemps – de par son parcours politique – avait montré qu’il sentait le fagot ou les personnes chargés de la sécurité du couple présidentiel ; tous ont failli.

Pourquoi ? Si l’on est conseillé du « Prince » et que pour se faciliter le travail on  l’enregistre, l’on devrait primo avoir l’honnêteté de le lui faire savoir et secundo l’on devrait savoir que l’on est au service de l’Etat et que ces enregistrements sont « Top secrets ». Monsieur Buisson qui déplore tant la perte des grands hommes d’état a montré par ses enregistrements qu’il s’est fait volé un bien piètre sens de sa fonction et une conception de l’Etat bien bizarre, pour un homme qui en déplore la décadence. Oui, il y a décadence de l’Etat, dans son fonctionnement, surtout un Etat comme l’Etat français, réputé à l’étranger pour avoir l’une des meilleures polices, une aussi bonne diplomatie que la diplomatie russe et chinoise (c’est tout dire) et d’excellents services de renseignements, mais la décadence se trouve là où se trouvent des Buissons ne pensant qu’à préparer des brûlots – des Buissons cachant la forêt de la délation et du show médiatique au profit des intrêts supérieurs de l’Etat – et s’en contrefichant totalement de l’image qu’ils donnent de cet Etat qui leur aura fait le suprême honneur de les choisir et de les gratifier.

Machiavel après avoir servi un Médicis – se sentant mis à l’écart tout comme Monsieur Buisson a écrit « Le Prince ». Le livre – tout le monde le sait – est un chef-d’œuvre – entre autres parce que pas une seule fois Machiavel ne tombe dans l’anecdotique en nous révelant les travers bien humains de son Prince, contrairement à Monsieur Buisson qui mêle l’anecdote à des réflexions ma foi progondes, pertinentes, mais qui malheureusement tombent à plat lorsque l’on se souvient que c’est lui – le conseiller, donc le serviteur – qui les écrit. Car il veut cet homme le beurre et l’argent du beurre. Il dénonce maintenant une décision (celle de laisser courir les émeutes) qu’il a lui-même conseillée !? Si tel fut le cas, pourquoi n’a-t-il pas démisssionné de sa fonction n’ayant plus l’oreille du Président ? Si cela est faux c’est tout aussi grave. Et si cela est vrai il devrait avoir le courage de disparaître de la vie publique, car il n’aura pas su garder un secret d’Etat. Ce conseiller est à déconseiller : il ne sert ni l’Etat ni son Président il veut que cela soit l’Etat et le Président qui le servent. Eh bien il se trompe, car je ne crois pas qu’un seul candidat à la future présidentielle ne lui repassera le plat d’être son conseiller quand il arrivera à la plus haute fonction de l’Etat. Les propos de son « brûlot » vont vite devenir avariés, alors que Monsieur Sarkozy ne peut qu’après cette mésaventure devenir plus prudent – en choisissant deux conseillers, dont l’un aura son oreille droite et le deuxième son oreille gauche ; l’un espionnant l’autre il va de soi[1] – donc encore meilleur !


[1][1] Règles pour la postérité – Frédéric Auguste II Electeur de Saxe et Roi de Pologne [https://www.youtube.com/watch?v=zly-h1vMZ3A]

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